Le programme du Centre Kalachakra du 16 mai au 14 juin 2022

 

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Voici les programmes à ne pas manquer dans les semaines à venir :

 

- "Les 16 attitudes" reprennent en ligne avec Virginie les vendredi 27 mai, 3 juin, 10 juin et 17 juin de 19h à 21h. Ce programme propose un cadre simple, robuste et inspiré des principes laïques du bouddhisme pour développer la résilience émotionnelle, transformer nos relations et nous apporter la paix intérieure, même dans les circonstances difficiles. Cette fois, il s'agira de réfléchir, échanger et méditer sur la notion de "sens". Plus d'informations ici : https://www.centre-kalachakra.com/calendrier/578-16-attitudes?date=2022-05-27-19-00

- Nous vous proposons deux retraites pour utiliser au mieux le long week-end de la Pentecôte du vendredi 3 juin au soir au lundi 6 juin à 16h. Vénérable Gyaltsen guide une retraite sur la nature de Bouddha pour nous aider à développer la joie et la confiance dans notre pratique bouddhiste, en contemplant pourquoi et comment nous pouvons tous devenir des Bouddhas. Plus d'informations et inscription ici : https://reservation.centre-kalachakra.com/product/309

- Le même week-end, Véronique guide une retraite de pratique de Tara la libératrice pour en développer les qualités de compassion en action à travers des visualisations, des méditations et la récitation de son mantra. Plus d'informations et inscription ici : https://reservation.centre-kalachakra.com/product/305

- Le samedi 4 juin, Franck guide une journée pour développer l'attention, cette qualité essentielle aussi bien pour notre progression spirituelle que pour toutes nos activités dans la vie quotidienne. Plus d'informations ici : https://www.centre-kalachakra.com/calendrier/646-les-bienfaits-de-l-attention

-  Mardi 7 juin, Guéshé Dakpa continue la série "Sagesse du Coeur", centrée sur la manière de transformer les différents problèmes que l'on rencontre. Cette fois, il s'agira de transformer nos craintes pour la planète. Plus d'infos ici: https://www.centre-kalachakra.com/calendrier/383-de-vos-problemes-a-la-sagesse-2?date=2022-03-15-19-30

-  Du 10 au 12 juin, Isabelle Sherpa guide une retraite de yoga Kundalini et Yin. Que vous soyez familier avec ces deux types de yoga ou complètement novice, c'est l'occasion d'harmoniser corps et esprit. Plus d'information ici : https://reservation.centre-kalachakra.com/product/315

-  Si vous souhaitez prendre refuge ou renouveler vos vœux, Guéshé-la offre une cérémonie de refuge le dimanche 12 juin au centre à 17h (inscription préalable à l'accueil).

-  Le 14 juin, nous célébrons Shaka Dawa au centre. Guéshé-la guidera la pratique de Lama tcheupa (gourou yoga) avec tsog. Plus d'informations ici : https://www.centre-kalachakra.com/calendrier/621-celebration-de-shakadawa-3

 

 

Arnaud

Big love - Morceaux choisis - Episode 12

 

La relation entre disciple et Gourou (1972, suite) 

Zina part pour une longue retraite à Thoubtène Tcheuling, le monastère de Troulshik Rinpoché, dans la partie basse du Solou Koumbou, région d’origine de Zopa Rinpoché.

[…] Au bout d’une semaine dans les montagnes pures et silencieuses, voici ce que Zina écrivit à Lama Yéshé :

zina en retraite« Oh mon lama adoré, ne m’en veux pas de prendre ce temps précieux pour être avec toi par écrit. Depuis ce trou dans la terre où j’ai du mal à tenir debout, je ne peux m’empêcher de penser à ceux qui souffrent : Tante Louise notamment, affligée des deux pires maux existant sur terre, à savoir la séparation et la mort. S’il te plaît Lama, aide-la. Je ne peux rien faire actuellement pour elle et peut-être sera-t-il trop tard ensuite. Aide-la à trouver un peu plus de paix avant qu’elle ne retourne à la Roue (du samsara). 

Cinq jours seulement ont passé depuis que j’ai atteint le sommet de cette montagne dorée, et tant de brume déjà s’est dégagée, une telle clarification est-elle possible en un espace de temps si court ? Chaque jour après mes prières, je m’arrange pour méditer 2h avant le déjeuner, dans le calme, avec une tranquillité totale. Et l’après-midi, je poursuis avec 5h dans la gompa, 2 d’entre elles complètement centrées, aussi centrées en tout cas que ce centre l’est pour le moment. 

J’ai soudainement, et avec une grande clarté, réalisé ce vers quoi nous nous dirigeons : l’obtention d’une conscience qui ne devra plus se briser, sur laquelle la mort n’aura aucun pouvoir, une conscience qui est continue et ininterrompue ; l’obtention d’une conscience de soi qui ne sera plus jamais perdue ou obscurcie.

Bien sûr, je ne suis encore que sur le seuil mais j’ai le sentiment d’avoir déjà parcouru une telle distance, Lamadji. J’ai le sentiment d’avoir parcouru des lieues et des lieues, mais il en reste tellement à venir ! Cependant maintenant, je suis consciente des quatre grandes initiations qui ouvrent les portes au palais du non-retour. Je ne suis qu’à l’entrée de la seconde initiation. Je me prosterne devant vous et les Trois Joyaux, très honorable et avisé maître.

Soudain, je vois avec plus de clarté les gens autour de moi, je mesure avec plus d’acuité la distance qui nous sépare. Dans cette lumière, je contemple la grande hiérarchie des êtres qui sont dans Shambala. Je mesure à quel point je suis loin, à quel point mon ignorance est démesurée à la lumière de votre connaissance parfaite. La tâche qu’il me reste à accomplir est gigantesque, mais très cher Lama, si ce n’était pas pour toi et la multitude des lamas, je ne verrais pas mes fautes ni comment les surmonter.

Je prie, je médite sur les Trois Joyaux pour qu’ils m’aident à conquérir tous les démons de l’irritation. Ne plus jamais être irritée par les fautes des autres ni déstabilisée par les événements courants de la vie quotidienne. Dompter mon tempérament, le mettre totalement sous contrôle. Ne plus jamais ressentir de colère si quelqu’un m’injurie, seulement de la compassion. Toutes mes irritations et impatiences seront remplacées par une abondance de patience et de tolérance, tolérance dans le sens de ne pas oublier la faiblesse que l’on a conquise. Lama, Guéshéla, puisse-t-il en être ainsi, dit et accompli. Autrement, les mots ne seraient plus des perles mais des pierres, une simple intellectualisation plutôt qu’une réalisation. 

Je t’offre mon corps, ma parole et mon esprit. Comme je vous aime tous en profondeur, grands êtres du paradis ! 

Palmo »

Lama Yéshé garda cette lettre toute sa vie. Un mois plus tard, il lui répondit sur du papier népalais de riz, décoré de motifs de Noël et de citations bibliques.

Lama et Drolma« Chère Palmo, mère sainte,

Je suis tellement heureux de te savoir partie en retraite dans les Himalayas, dans un isolement mental et physique. Je souhaite très fortement que tu consacres ta retraite à la méthode yoguique de Vajrasattva, que tu en récites à nouveau 100 000 mantras, c’est la condition juste pour le moment.  S’il te plaît, assieds-toi toujours à la même place jusqu’à ce que tes mantras soient complètement finis. Ne communique pas avec les étrangers de passage concernant n’importe quelle expérience samsarique et réalise la vraie voie par-delà les mots. Les Occidentaux pensent que connaître les mots, c’est l’éducation mais les mots ne sont rien. 

Je regorge de bonnes pensées vis-à-vis de ta vie dharmique et je pense toujours à toi. N’abandonne jamais la vision transcendante et l’unité divine avec Vajrasattva. Dans la vue dualiste de l’ignorance, il ne réside aucun plaisir éternel. Le vrai gourou absolu est en toi, en ta conscience, il peut donc toujours t’enseigner et te montrer le chemin véritable. Il y a quelque chose que je veux vraiment te dire concernant ta retraite mais c’est trop difficile à communiquer avec des mots. 

Après avoir accompli avec succès cette retraite, peut-être pourras-tu en refaire une autre à Dharamsala avec tout autour, quantité de saints gourous.

Je suis toujours avec toi. J’ai vu ta mère et ta fille, tout se passe à la perfection, il n’y a aucun problème. Je continue de veiller sur elles et j’ai reçu ton message. Si l’impermanence le permet, je t’amènerai Rhéa [la fille de Zina] dans les montagnes comme tu me l’as demandé. S’il te plaît, ne laisse pas ton esprit égotique être obsédé par Rhéa. Ma santé est très bonne, ne t’inquiète pas pour ça. Peut-être vais-je aller à nouveau à Dharamsala pour la mousson. J’attends quelques informations à cet égard. Sinon, je vais faire une retraite ici.

Avec un amour véritable, l’amour de ton Lama Yéshé.

Ps. S’il te plaît, détends-toi puisque tu travailles dur. Si un problème quel qu’il soit se présente, fais-nous en part au cas où nous pourrions t’aider. Ici aussi, un tas de personnes sont en retraite donc tu n’es pas toute seule.

Thoubtèn Yéshé »

Zina mourra en ce lieu le 20 août 1973 en présence de sa fille Rhéa, mais peut-être reviendrons-nous ultérieurement sur quelques épisodes de cette fin de vie…

Rencontre avec Nadu

 

Nathalie-Nadu Parshad est étudiante de DB ; elle offre prochainement une retraite de Qi Gong et de découverte du “Tuina” au centre de retraite de Saint Cosme.

 

Nadu Parshad“ Je suis d’origine franco-indienne, mon père était indien. Toute mon enfance, j’ai été immergée dans la culture spirituelle indienne. Jusqu’à l’adolescence, j’ai fait de nombreux voyages auprès de ma famille paternelle au sein de la diaspora indienne des Caraïbes. Enfant, j’allais au temple faire les rituels, nous faisions différentes cérémonies en famille. À huit ans, j’ai eu mon propre autel. Je ne savais pas trop à quoi correspondait tout ce que je faisais mais j’étais déjà très attirée par le spirituel. Je considère comme une grande chance d’avoir cette double culture.  J’adorais l’ambiance des temples, l’odeur du camphre et de l’encens.


À l’adolescence, j’ai un peu laissé tomber cette voie et je me suis davantage tournée  vers les arts, les arts martiaux en particulier. J’ai fait les Beaux-Arts à Nantes, j’ai entrepris des études universitaires en Sciences de l’Antiquité et je me suis passionnée pour les langues anciennes : latin, grec ancien, sanskrit, chinois et tibétain. Je me suis spécialisée en médecines traditionnelles. J’ai alors découvert la médecine chinoise et j’ai décidé de poursuivre des études pour devenir thérapeute. 

 

Ce qui m’a amené au bouddhisme ? J’ai toujours pratiqué les arts martiaux. J’ai débuté par le judo dès l’âge de 4 ans, puis à 22 ans j’ai découvert les arts martiaux chinois, que je pratique depuis 28 ans. Un jour, mon professeur à Nantes m’a dit de continuer mon étude des Arts Chinois Internes auprès d’un maître chinois. Je me suis alors rendue auprès de Maître Jian, bouddhiste et taoïste. Je suis devenue une de ses disciples et j’étudie toujours à ses côtés. À un certain niveau de pratique des arts martiaux chinois internes, l’on rencontre forcément le taoïsme et le bouddhisme. C’est à ce moment-là qu'une porte s’est ouverte et m’a guidée sur la voie du Dharma. 

 

J’ai donc décidé d’étudier le bouddhisme mais je ne savais pas où. Ma première rencontre n’a pas été très positive. Pour moi, la pratique doit être tournée vers l’autre, centrée sur l’altruisme et ce n’est pas ce que j’avais trouvé. J’ai alors fait des recherches et je suis tombée sur la lignée guélougpa. Je me suis dit : «  c’est ça que je cherche » ! C’est comme ça que j’ai découvert le centre Kalachakra. On a échangé par skype avec Vénérable Élisabeth et je me suis dit que j’avais trouvé la maison que je cherchais. 

 

Comme j’habite au Mans, je suis à 40 minutes du centre de Saint Cosme. J’y suis allée et j’ai rencontré ceux que j’appelle aujourd’hui « mes ami(e)s du Dharma», François, Magali, Marie-Christine, Évelyne… J’adore ce lieu qui dégage un sens de liberté et d’apaisement. Je m’y sens vraiment bien et j’y vais dès que possible. 

 

Je me suis dit qu’il fallait que j’étudie sérieusement et je me suis inscrite à DB que je suis en ligne. J’ai commencé le cycle avec François et j’ai repris avec Vénérable Gyaltsen. Rapidement, ça m’a amené à faire un pas de plus et j’ai pris refuge à Saint Cosme avec Guéshé-la. 

 

Je pratique aussi le bouddhisme dans le cadre de mes études de médecine tibétaine. J’ai la chance de pouvoir étudier les 4 Tantras Médicaux Classiques en tibétain et de suivre des cours signés par l’hôpital du Men Tsee Khang de Dharamsala. Les études y sont très complexes.  Pour être médecin tibétain ou Amchi, il faut être bouddhiste. Dans le cadre de mes études, nous faisons les pratiques du Bouddha de la Médecine, récitons Ali Kali, les 4 incommensurables, la prise de refuge... Il s’agit des mêmes textes que j’étudie à Kalachakra. Nous étudions les textes en tibétain et avons des cours de tibétain.  Pour moi c’est extraordinaire que les deux dimensions se recoupent comme ça. Maintenant je ne vois plus mes patients de la même manière. J’aimerais un jour pouvoir fonder un dispensaire de médecines chinoise et tibétaine afin d’ouvrir à tout le monde et en priorité aux personnes sans moyen toutes ces dimensions de santé et de philosophie. Juste être payée par un sourire ! 

 

Au mois de juin, je fais une retraite qui s’appelle « Nourrir son essence vitale ». Cela va me permettre de transmettre des enseignements de Qi Gong que j’ai reçus et qui sont d’origine bouddhiste. Pour moi c’est l’occasion d’aider un peu le centre et c’est vraiment important. 

 

À l’avenir, j’espère me consacrer de plus en plus au centre, approfondir mon étude du dharma, grandir et être de plus en plus tournée vers les autres. Je suis une passionnée et il y a tellement à faire ! Merci.”

 

Nadu